En cas d’insomnie (collective)…

j’aime débuter ma semaine en tirant une carte « pour le collectif ». le terme peut sonner vague, mais j’y tiens et il me parle. en temps normal comme en temps de lendemain de premier tour de l’élection présidentielle en France.

j’ai donc « pigé » le 9 d’épées : carte de ce type d’anxiété qui, des nuits durant, nous tient éveillé.e.s… (même si je l’avais voulu, celle-là, je n’aurais pas pu l’inventer…)

je nous souhaite donc :
un moment de pause,
plusieurs même,
autant que nécessaire d’ailleurs,
pour pleurer,
hurler,
ne pas digérer
ce.ux qui nous transperce ;
mais plutôt
trouver la force,
l’inspiration,
le soutien
pour agir,
à notre échelle,
au quotidien.

je nous souhaite de surtout garder en tête les petits rien qui font du bien, à nous comme au collectif. les sourires qui ne coûtent rien, les roses dans le jardin et les tartes aux pommes au voisin.

je nous souhaite d’être fier.es de notre capacité à prendre soin. de nous, des nôtres, et de ceux qui pénètrent dans notre petit périmètre. ici nous sommes souverain.e.s. ici nous pouvons faire le bien. probablement pas à temps plein, mais un peu, déjà, c’est quelque chose…

n’hésitons pas à en faire la liste, de ces petits rien, à les noter dans un coin de carnet ou à les aimanter sur un frigo. on oublie vite, quand on ne dort pas, qu’on s’inquiète ou que les journées tourbillonnent autour de nous…

une (hypno)thérapeute m’a un jour conseillé, avant de m’endormir, d’imaginer une solution à tout ce qui me vrille le cerveau, aussi peu crédible, aussi fictionnelle soit elle. il sera bien temps de retrouver le réel demain matin, m’a-t-elle dit…

moi qui aime les histoires dont nous sommes les héro.ïne.s, j’ai trouvé cela parfait. je ne dirai pas que ça marche à 100%, mais c’est l’un des « trucs » les plus simples et les plus utiles que l’on m’ait donné à expérimenter contre mes insomnies récurrentes. un très joli cadeau.

je nous souhaite donc, dès le crépuscule, une imagination sans bornes et des histoires à dormir debout, autant que nécessaire…

à très bientôt,

Pamela

___

Le cauchemar, de Füssli, 1781 huile sur toile, Detroit Institut of Arts

j’ai utilisé un jeu renversant, le Noisy Museum Tarot, d’une artiste surnommée La Greenwitch, dont la discrétion est inversement proportionnelle au talent et dont j’espère vous reparler très vite. Entre autres idées géniales, elle a eu celle de confier l’angoissant 9 d’épées au peintre Johann Heinrich Füssli, pasteur suisse reconverti (entre autre) en peintre de l’angoisse romantisée…

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